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VIP-Blog de lemondebollywood
  • 1 article publié
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  • Créé le : 07/03/2006 22:08
    Modifié : 25/03/2006 19:14

    Fille (16 ans)
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    Paheli mon film prefere

    25/03/2006 19:14

    Paheli mon film prefere







    cOup de fOudre a bOllywoOd

    07/03/2006 22:18

    cOup de fOudre a bOllywoOd



     

    Bride and Prejudice (Coup de foudre à Bollywood) est enfin sorti sur nos écrans en France. Voici des extraits du dossier de presse qui vous permettent de mieux faire connaissance avec la réalisatrice Gurinder Chadha et d’en savoir un peu plus sur le film.

    L’histoire du film...

    Comme toute mère indienne, Mme Bakshi est en quête de bons partis pour ses filles. Célibataire et fortuné, Balraj présente toutes les qualités requises pour devenir un époux idéal pour l’aînée, Jaya, dont il est tombé amoureux au premier regard. La date des fiançailles de Balraj et Jaya approchant, Lalita, deuxième fille de Mrs Bakshi, sait qu’elle est la prochaine "à caser".

     

    Contrairement à Jaya, Lalita, dont la somptueuse beauté égale l’intelligence et le farouche esprit d’indépendance, est bien décidée à choisir elle-même son mari. Le riche hôtelier américain Darcy - proche ami de Balraj - succombe au charme de Lalita mais celle-ci le repousse, jugeant ses "talents" de danseur aussi navrants que sa vision caricaturale de l’Inde.

    Sous l’oeil bienveillant de Mme Bakshi, M. Kholi, un parent lointain, courtise tout aussi ardemment Lalita qui, dédaignant le brave comptable affligé d’une maladresse rédhibitoire, tente de s’en débarrasser en le présentant à sa meilleure amie et rejette sa demande en mariage, au grand dam de sa mère. Cet accroc aux traditions indiennes ayant fait fuir les prétendants, les quatre soeurs en sont réduites à surfer sur le Net dans l’espoir de dénicher de nouveaux candidats...

    Cette aventure pour Gurinder, la réalisatrice ...

    C’est au Festival de Cannes, en 2001, à quelques jours du tournage de Joue la comme Beckham, que mon ami Cameron McCracken, de Pathé Films, m’a proposé de réaliser une comédie musicale.

    Il savait qu’en 1997, j’avais tenté de faire une fantaisie anglo-bollywoodienne inspirée de mon amour pour Bollywood et les comédies musicales américaines. Pour des raisons financières, je n’ai jamais pu terminer le film ; il demeure la seule mauvaise expérience de ma carrière, à ce jour.

    Avais-je envie de revisiter ce monde de stars glamour qui changent de costume à chaque scène, ces numéros flamboyants où des centaines de danseurs évoluent au milieu de jets d’eau d’un puissant érotisme ?

    Évidemment ! Une semaine plus tard, j’eus la révélation de ce que je voulais exactement faire. Le livre favori de mes années de jeunesse était Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés), et il m’apparut que son auteur, Jane Austen, comme David Beckham, était l’une de ces délicieuses icônes britanniques, mûres pour une relecture subversive.

    J’avais envie de faire de son Elizabeth Bennet - l’héroïne la plus farouchement indépendante de la littérature britannique - l’explosive Lalita Bakshi, une jeune femme intelligente au caractère bien trempé, fermement décidée à échapper au sort traditionnel des jeunes Indiennes. Jane Austen nous entretenait des rapports de classes dans l’Angleterre du XVIIIème siècle.

    Pour ma part, je souhaitais évoquer le choc des cultures dans le monde d’aujourd’hui. Pride and Prejudice deviendrait Bride and Prejudice. Les Bennet deviendraient les Bakshi d’Amritsar (quintessence de la ville de province indienne). Darcy serait un riche hôtelier de Los Angeles, et son meilleur ami Bingley, un Anglo-Indien. Au lieu de se rencontrer lors de bals mondains, les personnages se croiseraient à l’occasion de mariages ayant lieu sur trois continents différents. Ma vie comme mes films sont intimement liés à la diaspora et à mes déplacements répétés, entre l’Angleterre, l’Inde et les États-Unis.

    Si tant de gens éprouvent, comme moi, du plaisir à sillonner ainsi le monde, pourquoi mes personnages et mon propre langage cinématographique ne feraient-ils pas de même ? À peine avais-je commencé à adapter le roman qu’une évidence s’imposa : Jane Austen avait été Indienne dans une vie antérieure ! Ses personnages étaient des plus faciles à transposer ; l’intrigue et les thèmes étaient totalement pertinents par rapport à l’Inde contemporaine : une mère hystérique qui cherche à marier ses quatre filles... qui ne s’y reconnaîtrait ?

    J’ai toujours eu une grande affection pour le chaos ludique des films bollywoodiens, que j’ai découverts dans la même salle que West side story, La mélodie du bonheur, etc. À l’image de l’Inde, c’est un cinéma bourré de contradictions qui fonctionne contre toute attente. Oui, je suis cliente de ce cinéma qui mêle à des émotions torrentielles une sincère et touchante innocence (défense de s’embrasser, nous sommes Indiens !), un humour "hénaurme", des bagarres risibles et un minimum de sept séquences musicales à grand spectacle ! J’ai toujours su voir, au-delà de son kitsch fabuleux, le travail de ses brillants techniciens. J’ai eu envie d’associer certains de ces talents légendaires à une équipe internationale qui ouvrirait à Bollywood des horizons totalement nouveaux.

    Le choix des collaborateurs fut un vrai bonheur. Anu Malik est le plus grand compositeur bollywoodien de chansons pop aux mélodies irrésistiblement entraînantes et joyeuses. Saroj Khan, reine de la danse indienne, a chorégraphié depuis l’âge de treize ans des centaines de chansons. Santosh Sivan (par ailleurs réalisateur de The terrorist et de Asoka) est un grand directeur de la photographie ayant obtenu de nombreux prix en Inde. Pour interpréter notre Lizzie Bennet, j’ai choisi Aishwarya Rai (Devdas), star ensorceleuse en qui Julia Roberts voit "la plus belle femme du monde".

    Pour Darcy, j’ai choisi le nouveau Cary Grant australien, aussi "hot" que généreux : Martin Henderson. Il ne me restait plus qu’à faire prolonger mon passeport et à crier "Action !" 80 jours plus tard, après un tournage à fond de train entre Londres, Amritsar, Goa, Bombay, Sedona, Beverly Hills, Santa Monica et Los Angeles, j’avais entre les mains un vrai film Bollywood : romantique, émouvant mais aussi drôle, kitsch, et même gentiment subversif !

    Gurinder Chadha

    Un pont entre Orient et Occident

    Lorsque Bollywood rencontre la comédie musicale hollywoodienne... "Coup de foudre à Bollywood est un hommage aux comédies musicales qui ont bercé mon enfance : les films de Bollywood bien sûr, mais aussi des classiques comme Le Magicien d’Oz, La mélodie du bonheur, Grease, Un violon sur le toit", explique Gurinder Chadha. "J’ai rassemblé tous ces souvenirs en un spectacle flamboyant, gorgé d’émotions, de couleurs, de chants et de danses."

    Un mariage de styles

    La distribution de Coup de foudre à Bollywood est un cocktail international. Les comédiens américains, britanniques et bollywoodiens qui la composent ont reçu des formations techniques bien différentes. "Nous avons des Américains imprégnés de traditions hollywoodiennes, des Anglais formés à l’école du théâtre, du cinéma et de la télévision, des comédiens bollywoodiens rompus à un style d’interprétation très expressif, axé sur une gestuelle démonstrative".

    Une... deux... trois équipes

    "Pour pouvoir tourner ce film en trois langues et dans trois espaces culturels distincts, il a fallu constituer trois équipes séparées. C’était à mes yeux la seule solution acceptable", explique Gurinder Chadha. "Mes expériences à Bollywood et Hollywood m’ont appris qu’il fallait toujours s’adapter au terrain. Lorsque nous étions en Angleterre, nous fonctionnions à l’anglaise, mais en Inde ainsi qu’aux États-Unis, nous observions autant que possible les habitudes locales."

    Musique et danse trouvent un terrain d’entente

    Gurinder Chadha et le producteur Deepak Nayar demandèrent à Anu Malik - un des compositeurs Indiens les plus réputés - et Craig Pruess (Goldeneye, Joue-la comme Becham) une partition associant intimement traditions orientales et occidentales. "La musique et les chansons du film sont inspirées par Bollywood mais arrangées et produites pour des oreilles occidentales", souligne la réalisatrice. Cette démarche s’imposa aussi en matière de danse : Gurinder Chadha demanda à la célèbre chorégraphe Saroj Khan d’"incorporer une touche occidentale à un matériau bollywoodien traditionnel." Saroj dut aussi inculquer quelques rudiments de danse à Naveen Andrews et Daniel Gillies, qui n’avaient encore jamais dansé à l’écran.

    Les extérieurs

    La famille Bakshi habite Amritsar, une communauté rurale du Pendjab très peuplée et extrêmement animée. L’intrigue nous entraîne par la suite dans la ville côtière de Goa, puis à Londres et enfin à Los Angeles et sur la plage de Santa Monica.

    Du roman à l’écran, ou comment "Pride" devint "Bride"

    Un récent sondage de la BBC nous apprend que "Orgueil et Préjugés" est le roman favori du public britannique. Rien d’étonnant à ce qu’il ait fait l’objet de tant d’adaptations cinématographiques et télévisées. Mais en quoi se prêtait- il à une interprétation aussi "exotique" que Coup de foudre à Bollywood ? "Sa thématique semble avoir été créée sur mesure pour Bollywood", explique Gurinder Chadha. "Elle s’applique parfaitement à l’Inde contemporaine, et tout spécialement au contexte rural que j’avais choisi pour la famille Bakshi. Jane Austen a focalisé son roman sur l’argent et le mariage, le snobisme et la prétendue noblesse - autant d’éléments qui jouent un rôle important dans l’Inde moderne. Elle était hantée par cette horrible idée qu’une femme ne vaut rien lorsqu’elle n’est pas mariée ou ne dispose pas d’une rente confortable, et que son intelligence ne lui sert à rien."

    Gurinder Chadha (Réalisatrice, Productrice, Scénariste)

    "J’ai cherché à amener le Bollywood traditionnel dans les foyers et les coeurs occidentaux." Gurinder Chadha débute comme reporter à la BBC avant de réaliser pour le British Film Institute, la BBC et Channel Four plusieurs documentaires primés. Son premier long métrage, Bhaji on the beach, remporte le prix du jury au Festival international de Locarno, une nomination au British Academy Award du meilleur film anglais (1994) et l’Evening Standard du meilleur premier film anglais.

    En 2000, What’s cooking ?, est présenté en ouverture du Festival de Sundance et remporte le prix de la Critique new-yorkaise. Ce succès critique et commercial international est un véritable succès aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Suisse et en Afrique du Sud. En 2002, la comédie Joue-la comme Beckham obtient le prix du public aux festivals de Locarno, Sydney et Toronto. Il est également cité au Golden Globe du meilleur film (catégorie comédie ou comédie musicale), au British Academy Award du meilleur film britannique, à l’European Film Academy Award du meilleur film et au prix du meilleur scénario, décerné par la Writers Guild of America. En France, le film a obtenu le Hitchcock d’Argent au festival de Dinard.

    Aishwarya Rai (Lalita Bakshi)

    "Ash incarne tout ce qui fait le charme de Bollywood : beauté, émotion, chant et danse." pour Gurinder Chadha. Durant ses études de sciences et d’architecture, Aishwarya Rai (dite "Ash") a obtenu le titre de Miss Monde 1994.

     

    Devenue l’un des visages les plus connus de son pays, elle a posé pour de nombreux magazines internationaux et a rejoint depuis 2002 l’Oréal en tant qu’ambassadrice. Elle fut la première actrice indienne membre du jury du Festival de Cannes, en 2003. Depuis ses débuts à Bollywood dans Iruvar de Mani Ratnam (1997), Ash a joué dans de nombreux films dont Aur Paar Ho Gaya (1997), Hum Dil De Chuke Sanam (2000), Mohabbatein(2000), Hamara Dil Aapke Paas Hai (2001) et Devdas (2002). En 2005, elle va jouer face à Meryl Streep dans le remake américain du film de Coline Serreau, Chaos, ainsi que dans Singularity de Roland Joffé, avec Brendan Fraser, et Mistress of spices de Paul Mayeda Berges.






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